 > Technique de Pêche avec Mouches Mouillées (Wet Flies) < | La pêche à la mouche noyée est pratiquée depuis des centaines d'années voire des milliers, elle précède de beaucoup la pêche à la mouche sèche. C'est la pêche la plus facile pour débuter, le lancer n'a pas besoin d'être aussi précis, les touches se font bien sentir et cela permet de capturer rapidement les premières truites. Enfin cette technique permet d'utiliser 2 ou 3 mouches, ceci permet de présenter des mouches de couleurs et de tailles différentes et augmente les chances d'intéresser une truite. Elle permet ainsi de sélectionner rapidement les mouches qui marchent.
Les mouches noyées imitent un stade de la vie d'un insecte aquatique, une larve, ou un insecte noyé. Elles ont des hackles souples qui donnent du mouvement et donc de la vie au moindre mouvement. Elles peuvent être pêchées avec une soie flottante dans les courants peu rapides et avec une bout calant ou intermédiaire quand le courant est rapide. |
| Techniquement lorsqu'on débute la pêche d'une fosse en rivière, on se positionne au début de la fosse, c'est a dire a la tête du rapide et on effectue des lancers courts qu'on allongent successivement sans se déplacer. Quand nos lancers couvrent le secteur que l'on veut pêcher, ou, sont à la limite de nos moyens, on débute alors notre déplacement. Par cette méthode de ratissage notre mouche "explore" méthodiquement tous les secteurs potentiels de tenue des truites ou des saumons.
Le Lancer ver l'aval: C'est la base de la pêche en mouches noyées, lancer de 1/4 a 3/4 aval (30° à 60°), Laisser couler la mouche, suivre la dérive de la soie avec la canne, donnez des micro-mouvements qui vont faire bouger les hackles souples de la mouche, la mouche va décrire un arc. En fin de dérive quand la mouche est directement en aval, lever la canne, la mouche va remontée, laisser ainsi un bref instant. L'attaque peut survenir à tout moment, la touche est franche, ne pas ferrer brutalement vous risquez de sortir la mouche. Descendre vers l'aval de 2 ou 3 pas, et relancez, vous pouvez ainsi explorer toute la fosse de la rivière.
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| Repositionner sa soie: Dans une rivière, le courant n'est pas uniforme, lent sur les bords, rapide au milieu avec des veines d'eau plus ou moins rapides crées par les obstacles, pierres, herbes.... Si vous lancez à travers un courant, votre mouche sera dans une veine d'eau lente et votre soie dans une veine d'eau rapide, la soie tirera la mouche vers l'aval et dans le cas contraire (mouche dans une veine rapide, la soie dans une veine lente), la mouche sera retenue. Dans les 2 cas la mouche va draguer. La solution pour combattre ce dragage est de repositionner (mend) la soie vers l'amont ou vers l'aval. Comme vous ramenez la soie vers l'amont, la mouche a pris de l'avance sur la soie et évolue sans dragage.
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| Voici la Mécanique d'une bonne correction (Mend): Il faut ramener vers l'amont, une portion de votre soie sans faire bouger la mouche, pour éviter le dragage, il faut du mou dans la partie que vous voulez corriger (si elle est tendue, tout mouvement va tirer la mouche) et lever la canne pour reprendre ce mou et l'envoyer vers l'amont. Quatre points à respecter: 1). Corriger dès que votre mouche est posée. 2). Mettre le bout de la canne très près de la surface. 3). Lever la canne, ramener la soie vers l'amont, la hauteur à laquelle vous levez la canne va déterminer le point charnière. Si la correction est insuffisante, recommencer (s'il y a encore du mou, sinon attendre que la soie descende). 4). Corriger avec fermeté, les premières fois vous ferez draguer ou la correction sera insuffisante. Entraînez-vous en lançant en travers, bien regarder les vitesses respectives, mouches, soies, les dragages....
Dans certain circonstance créer un Dragage est efficace (en eau lente), cela va vous permettre de bien positionner votre mouche. pour ce faire Lancer en travers vers l'amont et plus loin, corriger en draguant pour amener votre mouche dans la veine d'eau qui va la présenter à la truite ou au saumon. A faire aussi (juste avant la tenue des poissons), faire draguer la mouche devant le nez de la truite ou du saumon.
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| Le Lancer Déporté: C'est un lancer plus précis que l'ondulé pour atteindre les mêmes objectifs. Le seul avantage de l'ondulé par rapport à l'extension est qu'il peut être utilisé en lancer vers l'aval. Il y a deux façons de faire le lancer en extension, la correction (mend) aérienne ou sur l'eau. La correction aérienne crée moins de bruit sur l'eau.
Voici comment faire avec la correction aérienne: 1). Faire le lancer classique au-dessus de la tête et stopper la pointe de la canne dans la direction où vous voulez lancer et laisser filer de la soie. 2). Amener la pointe de la canne à 90° dans la direction où nous voulons mettre le mou (généralement vers l'amont). 3). Abaisser la pointe de la canne jusqu'à l'eau en même temps que le soie se pose. 4). Tenir la soie et ramener la soie en ligne avec la mouche. Vous devriez avoir une soie avec une belle courbe.
Comment faire pour replacer la soie efficacement quand elle est sur l'eau: Ce n'est pas compliqué: Nous faisons un cercle avec l'extrémité de la canne, dans le sens des aiguilles d'une montre pour replacer sur la droite et à l'opposé pour replacer sur la gauche. L'objectif est de lever un peu de soie et de la renvoyer d'un coup sec vers l'amont (bien que replacer la soie vers l'aval peut être utile, accélérer la mouche ou en eau très rapide pour donner un peu de mou). Quelques autres points importants: 1). Si nous voulons replacer la soie sans bouger la mouche, nous aurons besoin de mou. Il faut utiliser le mou existant, par exemple après un lancer serpent ou le créer, en laissant filer de la soie en secouant l'extrémité de la canne, ou lors de l'action de replacement (mais cette dernière n'est efficace qu'à courte distance). 2). Il est possible de replacer avec d'autres techniques, par exemple un lancer roulé. 3). Il est préférable d'anticiper le replacement de la soie. 4). Quand vous pêchez en rivière avec une soie plongeante et lancez vers l'aval et en travers et voulez pêcher profond, vous devrez faire un lancer déporté suivi de un ou deux lancers roulé pour créer le mou indispensable à une dérive profonde sans dragage. Ne vous limitez pas à une seule technique de replacement. Quelquefois il est bien de faire bouger la mouche, par exemple pour déclencher une attaque sur un sedge, dans ce cas replacer la soie sans qu'il n'y ait de mou ! |
| |  > Techniques de Pêche avec Mouches Sèches (Dry Flies) < | Dans un des tout premiers livres sur la pêche à la mouche sèche (Halford 1886) l'auteur a cette définition de l'action de pêche: Présenter à une truite qui gobe, la meilleure imitation possible de l'insecte dont elle se nourrit. Quatre conditions doivent être respectées: 1). Trouver une truite qui gobe des insectes ailés. 2). Présenter une bonne imitation de l'insecte naturel en respectant la taille et la couleur. 3). Présenter la mouche dans sa position naturelle posée sur la surface. 4). Poser la mouche doucement, avec précision pour qu'elle flotte au dessus du poste sans dragage. Cette définition est toujours valable bien sûr et s'applique dans la majorité des cas, il faut savoir en maîtriser les techniques de présentation pour en apprécier les plaisirs. |
|  L'appellation de mouche sèche semble nous provenir des guides francophones qui travaillaient dans les clubs de pêche québécoises il y a plus de cent ans. La conception et le développement de la pêche de la truite et du saumon atlantique à la mouche sèche soi nord-américain. La notion de "dry fly" est devenue "mouche sèche". Le défi principal de tout pêcheur à la mouche sèche est de maîtriser l'habileté à lancer avec contrôle, avec distance, avec précision et délicatesse lors de la présentation de la mouche. Il est aussi important de maîtriser les lancers du revers et les lancers dans les plans oblique et horizontal.
En principe les pêcheurs à la sèche aiment bien voir flotter la mouche le plus haut possible. La mouche sèche implique que l'artificielle est présentée à la surface de l'eau, en dérive naturelle au-dessus des poissons dans la fosse. L'objectif recherché ici est une excellente flottabilité de façon à ce qu'elle porte sur l'eau par la pointe des hackles enroulés autour de son corps et de sa collerette. La mouche est alors très visible par le pêcheur et l'empreinte des hackles sur la surface de l'eau semble être relativement importante pour le saumon.
Pour lancer facilement une mouche sèche, la soie devra en être une à fuseau décalé vers l'avant "weight forward". Demandez conseil au spécialiste de la boutique de pêche à la mouche de votre choix pour bien sélectionner votre ensemble canne/moulinet/soie. Les manufacturiers nous offrent une multitude de produits et votre sélection finale en sera d'autant meilleure que les conseils judicieux du spécialiste choisi. Entretenez votre soie, tenez la propre et bien apprêtée. Elle glissera efficacement dans les guides de votre canne pour votre plus grande satisfaction.
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| L'idéal est d'être positionné directement vis-à-vis le secteur que l'on veut pêcher. Les lancers doivent être faits perpendiculairement au courant ou ver l'amont. La mouche doit se déposer en douceur et doit bien flotter. On laisse dériver la mouche tout à fait librement, sans aucune traction de la soie, sur une distance d'environ 3 à 5 pieds (1 à 1,5 m) puis on la retire de la façon la plus imperceptible que possible en prévision d'un prochain lancer. La délicatesse des lancers est essentielle. La mouche doit flotter le plus haut possible et pour ce faire elle doit être de la première qualité. Il est possible de capturer un saumon alors que la mouche sèche est submergée ou sous tension. Cependant, vous aurez beaucoup plus de succès alors que la mouche flottera librement au-dessus des poissons sans dragée.
Le Dragage ce produit quand La (ou les) veine(s) d'eau entraînant votre soie a une vitesse différente de la veine d'eau sur laquelle est votre mouche. Si le courant est moins rapide, la mouche est retenue, si le courant est plus rapide, la mouche est tirée. Dans les 2 cas, la mouche a une vitesse différente de sa veine d'eau et il se forme alors un sillage très visible par le poisson et par vous. Si vous le pouvez le traverser la rivière et aller sur l'autre rive, cela empêchera peut-être le dragage.
Idéalement à la sèche, il est préférable de se déplacer de l'aval vers l'amont, car contrairement à la mouche mouillée qui par l'action du courant balaie la largeur de la rivière et termine sa course généralement loin de la position des poissons. La mouche sèche elle doit flotter librement sur la surface de l'eau et ne reste que quelques secondes au-dessus des truites ou des saumons. Le retrait de cette mouche de la surface de l'eau doit ce faire aussi délicatement qu'il peut l'être, un retrait trop brusque peut déranger et rendre méfiants les poissons. En pêchant de l'aval vers l'amont, les poissons au-dessus desquels se font les retraits de la mouche sèche auront été pêchés auparavant. Dans une prospection à l'aveuglette, il peut être efficace de tirer la sèche lentement sur la surface pour l'éloigner des tenues potentielles de truites ou de saumons avant de faire le retrait en vue du prochain lancer. Certains saumons aiment bien une sèche "vivante" et l'attaqueront lors de ce mouvement.
En milieu naturel de nombreux insectes lors de l'émergence de la ponte ne restent pas toujours immobiles sur l'eau . Les sedges n'arrêtent pas de bouger, courent sur l'eau, s'envolent, se reposent... Pour imité ces insectes une présentation ver l'aval est préférable car elle permet une dérive plus réaliste.
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| Pour ce faire, poser la mouche à environ 1m en amont du poisson, aussitôt posé, lever la canne, l'action de la canne et du courant vont faire dériver la mouche vers l'aval et de côté, baisser la canne, puis la relever pour répéter l'animation. Faire patiner la mouche à travers le courant en créant un bon dragage peut aussi amener une attaque. Il est des cas où seul un lancer ver l'aval est possible, postes encombrés, truite gobant sous les branches.. Faire un lancer ondulé très en amont et laisser la soie et la mouche s'engager sous l'arbre, la soie va se déplier et la mouche va arriver en premier sur le poisson.
Parfois à la pêche du saumon en rotation, le pêcheur n'a pas le choix de pêcher de l'Amont ver l'Aval: Seul la mouche et un peu de nylon (bas de ligne) vont passer au-dessus du poste ou se trouve le poisson. Cette technique risque de tirer sur la mouche (dragage). Vous pouvez soit les repositionner ou mieux, donné du mou dans votre soie en effectuant un lancer ondulé ou un lancer courbe. Une bonne méthode pour des dérives amont ver l'aval est de faire votre lancer de présentation avec un peut plus de force que nécessaire, arrêter votre canne à environ 45°, l'énergie va étendre votre soie et son élasticité va faire revenir la mouche en arrière donnant du mou.
Poser la mouche à 0,5 à 1m en amont du poste de la truite ou du saumon, le poisson va monter et prendre votre mouche, attendre un bref instant et ferrer. Si la truite monte et ne prend pas, laisser passer, refaire une présentation, animer la mouche sur quelques cm comme si elle allait s'envoler. Si rien ne se passe et que la truite continue à gober les naturels, changer de mouche, émergente ou parachute... |
|  La prospection d'une fosse à la sèche se fait par la méthode des couloirs. Les lancers doivent être effectués de l'aval ver l'amont dans un couloir imaginaire d'une largeur d'environ 3 pieds (1 mètre). Le premier couloir doit se retrouver dans la partie de la rivière la plus près de soi, puis on imagine un autre couloir un peu plus éloigné de nous et ainsi de suite jusqu'à ce que toute la largeur de la rivière ait été pêchée ou que l'on ait atteint la limite de nos lancers. Ensuite on se déplace vers l'amont de quelques pas et on recommence la même stratégie jusqu'à ce que toute la fosse ait été pêchée. Il est très important de toujours observer la dérive de la mouche. Un saumon viendra parfois à plusieurs occasions sous la mouche avant de la prendre. De plus comme la sèche doit dériver librement, sans aucune traction de la soie, un pêcheur ne perçoit rien sur sa canne lorsqu'un saumon prend la mouche, le ferrage se fait à vue.
La sèche se pêche surtout en courants moyens et lents, sur une surface plutôt lisse. Le pied des fosses est un endroit idéal. Les courants turbulents ne se pêchent pas vraiment à la sèche puisque la turbulence coulera la mouche presque immédiatement. La bordure plus calme des courants vifs sont par contre de bons endroits à prospecter.
Les faux lancers sont essentiels en pêchant à la sèche pour allonger la soie et/ou pour assécher sa mouche. Il est important de bien maîtriser la technique des faux lancers de façon à éviter une collision soie/mouche et ces méprisables petits noeuds dans l'avançon. Lors du lancer arrière, inclinez la canne à un angle d'environ 60 degrés et exécutez le lancer avant alors que la canne est à la verticale. Ce principe d'éloignement des faux lancers diminue la fréquence d'apparition des petits noeuds de l'avançon.
Utilisez les lancers déportés ver l'amont ou l'aval pour vous aidez à contrôler l'effet, soit du vent, soit des courants à vitesses variées et souvent les deux en même temps. Utilisez aussi les présentations avec lancers courbes, droits ou gauches au besoin pour que la mouche soit en vue du saumon avant l'avançon ou la soie. |
|  La technique des dix Secondes ou du cadran:
1). Pêcher à un endroit où le Saumon n'est pas visible, mais que l'eau est plutôt claire pour utiliser une mouche sèche. Couvrir le plus grand possible la surface de l'eau à toutes les dix secondes. En utilisant cette méthode, votre mouche est sur l'eau approximativement 4 secondes et 6 secondes dans les airs pour l'asséchée.
2). Pêcher à un endroit où le Saumon est visible. Utiliser la méthode du cadran, vous pêchez tout le tour du cadran en condition d'eau normal. Lorsque vous êtes en temps d'étiage à l'eau basse et claire utilisez seulement la moitié basse du cadran, c'est à dire pêchez de 9 heures à 3 heures ou de 3 heures à 9 heures tel qu' illustré.
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| Pour être efficace à la pêche avec des mouches sèches, Vous aurez besoin d'une bonne sélection d'artificielles de plusieurs types, des grosseurs et des couleurs différentes. Vos mouches seront déposées dans une boîte à mouches sèches. Cette boîte sera à grands compartiments pour ne pas écraser les plumes (hackle) enroulées autour du corps. Plusieurs aiment appliquer sur les mouches un produit servant à augmenter leur flottaison. Par contre, plusieurs initiés aiment souvent changer leurs mouches, alors il en utilisent pas. C'est une question de choix personnel.
Le choix d'une mouche est souvent considéré très important par plusieurs pêcheurs alors que l'expérience nous montre que la meilleure mouche est celle qui est à l'eau. Parmi toutes ces artificielles disponibles sur le marché qui proviennent, soit des boutiques spécialisées, soit des monteurs privés, certaines semblent émerger par leur popularité comme: les Wiskers, les Wulff, les Bivisible, les Macintosh, les Bomber et les Bugs. Les plus utilisées sont les BOMBER: La Le François, la Canuel, les Hazel, la Chocolate Humpback, Crevette.... À chaque année, il y en a de nouvelles qui font leur apparition.
Pour un meilleur résultat de capture n'hésitez pas à changer de mouche, variez les grosseurs et les couleurs. Isolez les mouches qui font bouger le saumon. Attachez à nouveau celles-ci et soyez prêt. Souvent deux ou trois sèches parmi plusieurs autres se démarquent par l'intérêt qu'elles suscitent chez le saumon. La persévérance est de mise, les présentations à répétitions rapportent souvent des résultats. |
|  Pour la pêche à la truite en lac: En absence de courant, les truites se déplacent à la recherche de la nourriture. Si il y a des gobages, identifier l'insecte qui est sur l'eau, deux tactiques:
Gobages réguliers: Vous voyez la truite se déplacer et gober, placer votre mouche sur sa trajectoire, devant son nez si possible, brève animation quand la truite arrive dessus. Ferrer.
Gobage irréguliers: Les truites sont là, mais ne gobent pas régulièrement, placer votre mouche dans la zone, laisser sans bouger, animer par petites tirées, s'il y a du vent, la soie et la mouche vont dériver doucement donnant l'animation nécessaire, à l'approche d'une truite, animer. Rester concentré sur sa mouche, l'attaque pouvant arriver à tout moment.
En lac, il est bien de pêcher avec plusieurs mouches, 2 voire 3 mouches de tailles et de couleurs différentes. Vous pouvez aussi pêcher un tandem, sèche/émergente ou sèche/nymphe. Attacher la 2éme mouche à une potence ou mieux attacher 30 à 40cm de nylon d'un diamètre inférieur à la pointe par un noeud clinch à la courbe de l'hameçon de la mouche sèche. Et comme les petites mouches (18, 20, 22) sont difficiles à voir, vous pouvez même attacher à une plus grosse mouche qui vous servira d'indicateur. |
| |  > Technique de Pêche "La Patente" < |  Ce mode de pêche pour le saumon et la truite de mer est intéressant parce quelle n'exige aucun équipement supplémentaire et quelle est d'exécution facile. Elle ne se pratique qu'avec des mouches avec aile de poils (hairs wing) ou bucktails assez grosses avec des hameçons SIMPLE et une soie flottante. Les meilleurs résultats semblent obtenus pour le saumon avec les grosseurs; 2/0 ou 3/0. Cependant, si le courant est faible ou en eau basse, une plus petite mouche est employée.
La technique vaut surtout quand l'eau a atteint un degré de température d'au moins 68 degrés F. (20° C). Il faut voir le Saumon et se placer un peu en amont de façon à lancer à un angle d'environ 90 degrés et il est important d'être placé de côté parce qu'on doit ferrer dès que le Saumon a saisi la mouche; si l'on est directement au-dessus de lui (trop prêt), le Saumonier courre le risque de la lui enlever.
Il faut lancer la mouche à environ 5 ou 6 pieds du Saumon et la laisser descendre vers lui sans aucun contrôle de la ligne. Ici la mouche ne décrit pas de cercle dans le courant mais elle descend avec lui en ligne droite vers le Saumon. Alors, contrairement aux autres genres de pêche à la mouche noyée où les plumes ou les poils sont collés au corps de la mouche, celle-ci prend plutôt la forme d'un "V" renversé; chaque poil a une action individuelle qui donne à la mouche une apparence vivante et semble exciter le Saumon, même si rien d'autre n'a réussi à éveiller son intérêt.
Il faut arrêter la canne dans son mouvement avant et il faut la relever avant que la mouche n'ait touché l'eau. Ceci crée une réserve de ligne à l'arrière de la mouche et permet cette descente libre qui va donner l'effet désiré. |
| |  > La Température de l'Eau: Un Facteur-Clé !!! < |  De plus en plus de pêcheurs réalisent l'importance de la température de l'eau pour la localisation du poisson. Trouver la température idéale de la truite, c'est souvent trouver la truite ! Curieusement, toutefois, la majorité des pêcheurs sont plus conscients de ce phénomène sur la truite grise ou brune que sur la truite mouchetée et le saumon. Tant qu'a moi ils ont tort !!!. En effet, chaque espèce de poisson recherche une température idéale (appelée zone de confort) où elle se trouve la plupart du temps.
Contrairement à certaines espèces comme l'achigan, la truite mouchetée n'est pas attachée à son repaire et préférera se déplacer aussi souvent que nécessaire plutôt que de supporter une température stressante. De plus, la truite mouchetée requiert une eau bien oxygénée et son aire de confort doit se situer le plus près possible des sites de nourriture et d'un refuge sécuritaire à la fois. C'est cette recherche constante de la truite pour trouver sa zone de confort qui doit emmener le pêcheur à adapter son approche tout au long de la saison.
Il est impossible d'évaluer la température de l'eau en se basant sur la température de l'air ou selon l'impression obtenue en trempant la main dans l'eau. La façon la plus sûre d'estimer la température de l'eau s'obtient en utilisant un thermomètre (nous verrons les détails un peu plus loin).
Il me faut ici vous parler de la marge de tolérance, s'écartant largement de la zone de confort et dont il faut parfois tenir compte dans des conditions extrême (au tout début de la saison et durant la canicule). En effet, en début de saison, (soit juste après le départ des glaces), la truite ne peut retrouver sa zone préférentielle de confort. Elle doit alors se contenter de vivre encore pour quelques jours dans des eaux de 3,9°C (39°F) ou moins (si le "turnover" n'est pas complété). La truite mouchetée se trouve alors dans un état de léthargie avancée et se nourrira très peu. Fort heureusement, cette situation ne dure pas longtemps, car après quelques jours de soleil, la truite peut trouver une température fort convenable à son métabolisme en se rapprochant des berges peu profondes.
L'été, la température de l'eau ne peut guère dépasser celle de la zone de confort de la truite mouchetée à la grandeur du lac car elle ne subsisterait tout simplement pas! Toutefois, la mouchetée n'hésitera pas à faire des incursions en eau peu profondes pour pourchasser sa nourriture qu'il s'agisse d'insectes ou de poisson-fourrage. Elle pourra s'aventurer ainsi dans des eaux dont la température dépasse même 21°C (70°F).
Sur ce, rappelons une fois pour toute la température préférentielle de la truite mouchetée. Celle-ci doit être recherchée en fonction d'un écart raisonnable: il est question d'une échelle variant entre 7° et 14°C (45° et 58°F) mais c'est entre 12,8° et 14°C (55° et 58°F) que la mouchetée sera le plus active. C'est d'ailleurs a ces températures que j'ai capturé mes plus gros spécimens (truite et Saumon).
Une autre distinction fondamentale s'impose à ce stade-ci. Quand nous retrouvons un écart de température important de la surface vers le fond d'un lac (c'est-à-dire en été) sur un plan d'eau relativement profond, c'est la zone de confort de la truite qui délimitera le niveau de son aire de repos. En d'autres termes, elle est alors inactive. Toutefois, je suis d'avis - et j'en ai fait la preuve à maintes reprises - qu'elle ne peut résister à un ver présenté selon la méthode préconisée souvent dans ce magazine. Les prédateurs étant opportunistes de nature, dédaignent rarement un repas facile.
Quand la mouchetée sort de cette zone de confort, elle est généralement en chasse. Aussi est-il utile de connaître la température préférentielle du poisson-fourrage. Pour ceux qui sont sceptiques ou étonnés de cette affirmation, permettez-moi de spécifier ici qu'il a été établi par plusieurs relevés stomacaux de la part de biologistes que les truites mouchetée de 38 cm (15 po.) et plus se nourriront de préférences de poisson-fourrage (quand il est disponible) plutôt que d'insectes. C'est pourquoi, dans certains cas, il est important de localiser cette zone productive.
Contrairement à la pêche à la mouche, où il est souvent préférable d'utiliser une imitation la plus parfaite possible de l'éclosion du moment, la pêche à la "méthode" peut vous permettre d'intéressantes captures dans les zones préférentielles du poisson-fourrage. Probablement est-ce dû au fait que la truite convoitée étant plus grosse, elle est plus opportunistes que sélective.
La température préférentielle de ces poissons est plutôt élevée, dépassant souvent les 20°C (68°F). Comme la truite ne peut s'y tenir longtemps, elle s'y rendra plus souvent sur de courtes périodes. C'est pourquoi elle choisit d'y aller tôt le matin, en toute fin de journée quand les rayons du soleil sont faibles. Plus souvent qu'autrement, ces zones se trouvent près des rives. Durant les journée nuageuses, elle pourra y faire ds incursions occasionnelles mais elles sont difficiles à prévoir.
Pour cette raison et étant donné le fait que la truite est en chasse surtout le matin et le soir durant l'été, je préfère pêcher dans la zone de confort durant le jour. La température préférentielle du poisson-fourrage demeure quand même plus importante pour la grise que pour la mouchetée, celle-ci se tenant de toutes façons dans des plus faible profondeurs.
En début de saison: On dit souvent que la pêche à la truite mouchetée est la plus productive au printemps. La croyance populaire veut que dès qu'un lac "cale", il s'ensuit un état d'euphorie chez Dame Truite, l'incitant à mordre frénétiquement. Or les excursions hâtives moins productives. Comment pourrait-il en être autrement dans une température aussi basse que 3,9°C (39°F) et même moins ? Nous sommes alors encore bien loin de la température préférentielle de la mouchetée variant de 7°C à 14°C (48°F à 58°F). Je ne veux pas dire qu'il est impossible d'en prendre mais ce n'est certainement pas le meilleur temps pour faire une limite de truite de taille raisonnable ou de capturer des truites trophées. Si cela arrive, on doit considérer ces performances comme des cas isolés et non fréquents.
Histoire de réviser nos notions de base. Vous vous souvenez peut-être que nous ayons déjà dit qu'en hiver l'eau la plus froide est en surface et la plus chaude au fond. Cette dégradation de température s'exprime en allant de 0°C (32°F) (point de congélation) en surface à 3,9°C (39°F) ? Parce qu'à cette température, l'eau est la plus dense et donc la plus lourde. C'est quand l'eau de surface s'est réchauffée et atteint cette température qu'elle tend à descendre au fond et le "turnover" se produit. Après coup, l'eau est froide sur la plus grande surface du lac, c'est à dire à 3,9°C (39°F) de la surface jusqu'au fond. Même si le réchauffement de surface se poursuit, la truite ne s'y précipitera pas nécessairement à la grandeur du lac. Elle cherchera alors plutôt les berges peu profondes ou l'eau se réchauffe encore plus vite et où elle est plus susceptible de trouver de la nourriture.
Les meilleurs secteurs sont généralement les rives peu profondes avec un fond rocheux ou légèrement vaseux. Toutefois, le vent peut aussi vous servir de guide dans votre approche car il influence la température aux abords des rives. Avant le "turnover", le vent poussera l'eau froide de surface vers un côté du lac alors que l'autre se réchauffera plus rapidement sous l'influence du soleil et du mouvement normal des eaux. Par contre, après le "turnover", c'est l'eau plus chaude qui sera poussée vers les rives, ce qui produit tout simplement l'effet inverse à celui précité. Rappelez-vous que la truite peut se trouver alors dans quelques pouces d'eau seulement. Il m'est arrivé à plusieurs reprises de voir les dorsales des grandes chasseresses alors que j'arpentais avec précaution les abords des rives. Bien des pêcheurs et surtout des moucheurs font alors l'erreur de leur lancer sur la tête ou tout près, ce qui a pour effet de les faire fuir!!!. C'est pourquoi je préconise une approche très lente en embarcation ou mieux encore de pêcher directement de la rive ou d‘un quai quand cela est possible. Aussi, dans le but de faire une approche discrète, j'opterais plutôt de faire précéder mon leurre, à quelques 46cm (18po.). Au ver, si j'utilise un plomb fendu coulissant (marcheurs de fonds ou autres), il sera de très petit format. Il va sans dire qu'il est préférable d'utiliser un monobrin de faible résistance, 1,8kg (4lb), un diamètre réduit étant étant alors meilleur pour une visibilité minimale. Je me permettrai d'utiliser un monobrin un peu plus gros, 2,7kg (6lb), dans les eaux plus foncées. Pour pouvoir pêcher avec un monobrin de faible résistance, vous devez évidemment utiliser une canne longue à action lente.
En été: La truite mouchetée se tiendra le plus souvent près des rives tant et aussi longtemps que la température de l'eau n'aura pas dépassé sa zone de confort. Quand se réchauffement se produit, il s'établit habituellement une résistance thermique telle qu'une véritable « barrière » séparera les eaux froides du fond d'avec les eaux chaudes de surface. C'est d'ailleur cette démarcation que l'on nomme thermocline. Dans ce cas, les fosses varient entre 3 et 7 mètres (10 et 20 pieds) se trouvant près des rives autour d'un lac ou aux abords des îles, sont des endroits à prospecter.
Toutefois, ce phénomène ne se produit pas nécessairement dans tous les lacs ou se trouve la truite mouchetée, la thermocline ne se formant sur les lacs aux eaux relativement profondes et de faible altitude ou latitude. En effet, si le lac où vous pêchez se trouve en altitude, il est bien possible que la zone de confort se trouve près des rives toute la saison, les eaux n'ayant pas le temps de se réchauffer suffisamment.
D'autres parts, il y a aussi des cas de lac peu profonds mais qui sont alimentés par des sources d'eau froides ou par des tributaires aux eaux plus froides et oxygénés. S'il est facile de localiser ces derniers, les sources sous-marines ne pourront être découvertes qu'à l'aide d'un thermomètre. Celui qui se trouve de tel endroits aura souvent droit à une pêche exceptionnelle car ces secteurs où se concentre la truite en été sont généralement inconnus de la majorité des pêcheurs. Seul un thermomètre peut vous révéler de tels secrets rapidement et efficacement.
Le thermomètre: Il existe deux principaux types de thermomètre: celui à immersion et celui à lecture digitale. Si le premier a l'avantage d'être peu coûteux (quelques dollars seulement), il est toutefois lent d'exécution, ne permettant pas d'obtenir une lecture rapide et instantanée. Il faut en effet attendre quelques minutes pour attendre que l'eau pénètre dans un tube doté d'un orifice contrôlé par une soupape. Il faut aussi sortir l'instrument assez rapidement de l'eau pour pouvoir faire une lecture adéquate lorsque l'eau de surface est plus chaude que l'eau plus profonde. Pour une lecture aux abords des rives, il peut au moins vous dépanner et il est certainement plus efficace que votre index !!!.
Le thermomètre électronique possède pour sa part de nombreux avantages. Grâce à une sonde reliée par un fil à un cadran de lecture, la température vous est communiqués instantanément par la simple pression d'un doigt sur le commutateur. Le fil est enroulé sur un moulinet possédant un "odomètre" et indique le nombre de pieds de descente de la sonde et ainsi, la température de l'eau à la profondeur où elle se trouve. Pour faciliter votre lecture, votre bateau doit être immobile ou dériver très lentement afin que votre sonde soit bien perpendiculaire à l'embarcation. Il est aussi suggéré d'attacher un plomb au bout de la sonde pour que celle-ci se maintienne perpendiculairement plus facilement. Le thermomètre électronique possède l'avantage certain de faire une prospection rapide, ce qui est souvent un atout dans la recherche d'un secteur productif. Personnellement, je ne pêche pas tant que je n'ai pas découvert un secteur où la température est idéale.
En résumé: Si la température de l'eau en surface est froide 7°C et 14°C, (45°F et 58°F), la truite se trouvera près des rives en tout temps, à moins que le vent y pousse une eau plus froide ou plus chaude. Si la température de l'eau en surface est plus chaude (plus de 14°C(48°F)),la truite ne se trouvera près des rives qu'en début de journée ou en fin de journée (selon l'écart avec le 14°C (58°F)). Durant le jour, il sera préférable de présenter votre ver plus en profondeur. Si la température de l'eau de surface est glaciale (2,8°C (37°F)et moins), il est souvent préférable de pêcher dans les fosses comme en été (l'eau du fond étant plus chaude). Cette période est per contre très brève et dès que l'eau de surface dépassera 7°C (39°F), il vaudra mieux présenter votre appât près des rives. Quand l'eau ne dépasse pas beaucoup 7°C (39°F), les après-midi ensoleillées constituent des périodes de pêche privilégiées. |
| |  > La Température de l'Eau et la Pêche du Saumon < |  À mes débuts comme Saumonier sur la Rivière Matane, j'ai fait la connaissance de M. George Maul de Saint-René-de-Matane (voisin de l'hôtel Métropole). Je me rendait à sa boutique acheté du matériel de montage de mouche... Un jour il me proposa une petite brochure plutôt modestes mais, elle livrait plusieurs petits trucs et conseils judicieux. Parmi ceux-ci, un a attiré particulièrement mon attention, la température. Quand la température de l'eau est inférieure à 50° Farenheit, il est approprié d'utiliser une soie à bout callant. Quand la température de l'eau est supérieure à 50° Farenheit, une soie flottante est plus efficace. Donc, la température de l'eau a une influence sur le type d'engin à utiliser.
La température d'eau préférentielle du Saumon serait de 13° à 15°C (58° à 62°F). Des températures plus basses ou plus élevées peuvent faire que le Saumon réagisse plus difficilement ou plus lentement vers la mouche. À plus de 21°C (70°F) il est plutôt rare de pouvoir faire mordre un Saumon. Dans mon esprit, le thermomètre est l'outil indispensable du pêcheur à la mouche. À quoi sert un attirail de soie ou de mouches sèches et/ou noyées, si l'on ne connaît pas le moment approprié où il est opportun de se servir de ses outils?
Cette technique n'est pas miraculeuse, mais bien une vision qui connais du succès, il en existe bien d'autres. Certaines des techniques mentionnées choqueront probablement certaines âmes sensibles, surtout depuis les événements déplorables des dernières années concernant l'utilisation douteuse d'équipement (rivière Matane) par certains pêcheurs et la polémique qui entoure le sujet. J'espère seulement que le rationnel des choses permettra à tous de percevoir ce qu'est la technique appliquée dans une bonne éthique de pêche. En ce sens, certains verrons peut-être le bien fondé de certains outils disponibles pour la pêche, dans un contexte donné. Dans mon esprit, la pêche demeure une activité fantastique, un défi, et une découverte sans pareil en pleine nature. |
| Quoi de mieux pour expliqué cette théorie du thermomètre qu'une bonne anecdote (histoire de pêche). En ce matin de la mi-juin sur la rivière Matapedia (1980): Le ciel est couvert. La température de l'eau à la sortie de la rivière Causapscal est de 44° F. Celle de la Matapédia est de 50° F, en aval (fosse heppel), la température de l'eau est de 49° F. Donc l'eau de la Matapédia influence plus la température que celle de la Causapscal, en fonction du débit d'eau de cette journée là.
Le Saumon qui est en migration rapide à cette période de la saison, est habitué à une température de 49° F. La plupart des Saumons de cette montaison du début de saison sont destinés à migrer dans la rivière Causapscal. La température de l'eau aura une influence sur la position du Saumon en cette période de rétention dans la fosse les Fourches durant la journée.
Pour bien comprendre voici une petite réfection: Lors d'ensemencements des jeunes Saumoneaux, il est primordiale de prévoir une période d'acclimatation d'une heure pour chaque degré d'écart entre la température de l'eau de la rivière et du camion citerne qui les transportent. Pour diminuer la température de l'eau de la citerne, on injecte de l'eau de la rivière à raison d'un degré par heure. Sans cette période d'acclimatation, le taux de mortalité serait très élevé. |
| Dans ce contexte, est-il réaliste de croire à une certaine chance de succès en choisissant la rive de la rivière Causapscal comme point de pêche? Cette journée, j'ai fait la capture d'un grand Saumon, juste en amont de la Causapscal, à partir de la rive du terrain de balle (eau de la Matapedia), dans une eau rapide. La soie utilisée était avec un bout callant de 30 pieds, "extra fast sinking". La mouche, une "Jock"O" Dee" 4/0. Le lendemain, un autre Saumon et après plusieurs minutes de combat, avec le même équipement.
Le poisson en eau froide a une réaction beaucoup plus lente qu'en eau plus chaude. Autre Info...: Le Saumon destiné à migrer dans un tributaire ne le fera que quand les conditions sont favorables, donc quand les températures de l'eau sont avoisinantes. Parfois, de telles conditions ne durent que quelques heures durant une journée, surtout en début et mi-juin.
Je me rappelle aussi une matinée de la fin juin 2001 sur la rivière Bonnaventure avec mon ami Pierre et le regretter Simon Leclerc. Nous pêchons la fosse "green pool" à la noyée avec une soie flottante. L'eau est à 51° F. Aucune activité. En passant en canot, nous observons cinq Saumons. Le soir venu, nous retournons à la dite fosse. La température de l'eau est de 55° F. Donc une variation de la température de plus de 4° F en moins de 12 heures. Joseph D. Bates a écrit que ces conditions étaient propices à l'utilisation de la mouche sèche même en début de saison. J'opte alors pour une sèche (canuel) et pêche dans le secteur où ont avais observer les Saumons. Au premier passage, un Saumon se laisse tenter. |
|  En été 2008 je pêche plusieurs jours sur la rivière Matane. Il fait chaud. Même fin Juin. Les matinées nous procuraient tout de même une certaine joie. Le début de journée en Juillet sur une rivière comme la Matane signifiait souvent une température d'eau de 56° F. L'activité durait jusqu'au début de l'avant midi, alors que la température grimpait jusqu'à 62°-63° F, les Saumons devenaient soudainement inertes et ne se révélaient pas plus actifs en soirée alors que l'eau était maintenant de 65°-66° F. Lorsque la variation de la température de l'eau excède plus de 10° F dans une même journée, mieux vaut opter pour une visite de rivière (touriste), un bon repos, ou un bon repas avec les amis, en prévision d'un lever très matinal le lendemain.
Écoeuré d'attendre après la pluie et un temps plus frais, je monte sur mon moulinet une soie flottante à bout intermédiaire. Le bout de cette soie est translucide comme un bas de ligne. Les nuits étaient chaudes, les journées torrides. À 4 h le matin, la température de la rivière était de 68°-70° F, atteignant parfois les 72°-74° F en fin de journée (début août) dans certaine fosse. L'activité des Saumons sur la Matane se limitait à de brèves incursions vers les mouches (sèche) lancées vers eux, sans jamais percer l'eau. J'ai alors tenté l'expérience avec cette soie à bout intermédiaire, cette soie plonge extrêmement lentement et vise surtout à briser le fil de surface de l'eau. Après 3 jours, 3 Saumons s'étaient laissés tenter par mes offrandes (les mouches: P'tite Mimi #10.S, Pelletier Spé... #10.S et Ruelland Spé...#8.S). En eau chaude, il est approprié de faire plonger sa mouche sous le fil d'eau chaude de la surface de la rivière. Sans mon thermomètre pour me donné la vrai température de l'eau (surface et profondeur), je crois que je n'aurais probablement jamais fait ces captures. Je n'aurais sans doute pas adopté le même choix de mouche, pas plus que je n'aurais adopté une soie à bout intermédiaire.
Même le meilleur pêcheur de Saumon a des journées où il ne peut prendre aucun Saumon. Les Saumons ne sont pas prévisibles comme la truite, les truites se nourrissent en rivière. Les Saumons dans les rivières sont là pour une seule raison, la fraye. Ils ne se nourrissent pas, mais attaqueront une mouche.
Maintenant, pourquoi est-ce qu'on voit certains pêcheurs prendre constamment beaucoup plus de Saumons que d'autres? Des trucs? Des secrets? Des mouches spéciales? Ou peut-être bien, de la chance? Non, pas vraiment. Pourquoi donc? Bien tout simplement parce qu'ils ont un sens commun de la pêche, de l'expérience, des connaissances acquises au fil des ans...
Les deux mots TOUJOURS et JAMAIS ne sont d'aucune utilités lorsqu'il est question de la pêche au saumon de l'Atlantique. Les initiés le savent bien, au cours de leurs années d'expériences lorsqu'ils affirment que quelque chose se produit TOUJOURS, rien ne se produit. De même, lorsqu'ils affirment que tel ou tel fait n'arrive JAMAIS, c'est alors que le contraire se produit. Il faut être prudent dans nos déclarations lors de discussions se rapportant au roi des eaux (le saumon). Évitez ces deux mots, vous éviterez des embêtements lorsque vous direz: "moi, je fais toujours çà de la même manière et ça marche !!!" ou "moi, je ne fais jamais çà, çà ne marche pas !!!".
J'ai remarqué que les pêcheurs aiment faire toutes sortes de lois, affirmations, ils affligent le saumon de comportements pour lesquels il fait souvent le contraire. Il faut donc être prudent lorsque l'on pêche ou lors de discussions entre amis. Le fait d'avoir utilisé malencontreusement les mots JAMAIS ou TOUJOURS a certainement déjà piqué l'orgueil de plusieurs Saumoniers. Les Saumoniers d'expériences l'ont bien compris que; Les pêcheurs dictent les lois et le saumon ne les respecte pas !!!. Le roi de nos eaux (le saumon), n'est t-il pas le roi?, le roi décide !!!. La pêche du saumon peut-être efficace sous différents types d'eau. Peu importe que l'eau soit lente ou rapide, haute ou basse... C'est au pêcheur d'adapter son approche, sa technique, l'exécution de la présentation, le contrôle de la dérive, la profondeur de la mouche, les faux lancers préparant la présentation d'une mouche sèche... Vous pouvez adhérer à toutes les croyances populaire ou pas !!!. Souvent elles s'avèrent exactes, mais l'inverse donne souvent d'excellents résultats.
Les lignes qui précèdent font mention de l'utilisation de soies à bout callant, intermédiaire.... Ces types de soie sont des engins de pêche LÉGAL, tout comme certain type de mouche moins conventionnels comme par exemple les "tube fly" à tube de laiton qui son tout à fait légal.
Au cours des dernières années, nous assistons à un débat malheureux sur l'utilisation de ces types d'outils. Malheureux parce que certains en font un usage abusif. Ces outils font pourtant partie de l'équipement du pêcheur à la mouche. Leur utilisation peut être malicieuse, mais est généralement raisonnée. Une minorité s'en servent malheureusement de façon déraisonnable, et souvent inconsciente. Le meilleur parallèle qui me vient en tête est celui d'une automobile. Est-il raisonnable de conduire à 100 km/hres dans une zone résidentielle? Non. L'inconscient qui le fait sera, soit raisonné par la justice, soit amené à la raison par un père de famille soucieux de la vie de ses enfants. Tout ce passe entre les oreilles !!!
D'une manière ou d'une autre, l'utilisation d'une soie calante dans une situation printanière où la densité du Saumon est minime ne représente aucun risque. Une telle utilisation dans une fosse de rétention, en période d'étiage ou automnale, représente un point de vue éthique du Saumonier, une pratique inacceptable !!!. Les soie modernes offrent différentes densité de plongée permettant d'atteindre les objectifs sportifs de notre art, sans représenter une menace pour les concentrations de Saumon, Il importe d'en faire un usage judicieux et raisonné. Dans une situation que nous jugeons inacceptables, notre devoir est de faire connaître notre réprobation. Nous ne pourrons cependant jamais modifier les comportements malicieux; ce domaine est du ressort de la justice. |
| |  > Les Influences sur le Succès de Pêche du Saumon !!! < | Il est facile de comprendre que les conditions influence la pêche!!!. Parmi ces influences il y a L'eau dans laquelle vit les truites et les Saumons, ces eaux peuvent affecter leurs comportements. Une eau très chaude ou très basse ne favorise pas la pêche, non plus une eau très sale. Une eau beaucoup plus haute que la normale, de même qu'une eau chaude ne sont pas nécessairement des mauvaises conditions. En général, lorsque la rivière subit un changement de niveau, les résultats de pêche s'améliorent. Dans ces conditions les saumons voyagent plus et changent de position dans les fosses et ceci semblent les rendent plus preneurs.
Généralement un changement dans les conditions climatiques favorise la pêche. La pluie est un cadeau du ciel pour le pêcheur de Saumon. Pendant la pluie et les jours qui suivent une pluie abondante sont souvent des moments productifs. Au contraire plusieurs journées consécutives très ensoleillées n'amènent pas le succès. Il est généralement plus efficace de pêcher par temps nuageux que sous un soleil de plomb. C'est la truite et le Saumon qui décide quand ils vont attaqué une mouche, il s'en capture à toute heure du jour. En général dans de bonnes conditions, en concentrant nos efforts entre 7:00 et 11:00 heures le matin et de 17:00 heures à la fin de la journée, on aura régulièrement du succès. Lors de conditions difficiles (eau basse et chaude, canicule), très tôt le matin et la fin de la soirée sont généralement les meilleurs moments de la journée. On dit aussi que la première mouche que le saumon voit dans la journée est souvent productive.
C'est connu aussi que la lune influence le comportement des animaux et peut donc avoir une influence sur le succès de pêche au saumon. On dit que les 4 ou 5 journées suivant la pleine lune sont les moins productives tandis que le meilleur temps serait lors de la nouvelle lune et les quelques jours précédents la pleine lune. À mon avis, les conditions d'eau sont beaucoup plus déterminantes que la lune mais celle-ci peut être considérée lors de la planification d'une expédition de pêche au Saumon. Certains disent aussi que les marées influencent le Saumon. Les meilleures périodes seraient au début du montant et au début du baissant.
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| Qu'est-ce qui déclenche un comportement et d'attaque de la mouche ?. Par définition un déclencheur est un stimulus dont la perception provoque un acte moteur instinctif spécifique. C'est donc au pêcheur de faire en sorte que la mouche soit perçue par le saumon de façon à provoquer chez lui une réaction de comportement et encore mieux une réaction d'attaque. Gary Anderson, auteur québécois bien connu, a écrit dans son fantastique volume "Atlantic Salmon Fatcs and Fantasy", que, d'après ses observations, le saumon réagirait aux stimulus déclencheurs de comportement et d'attaque, selon les six hypothèses qu'il énumère comme suit:
1). Habitude: De se nourrir lorsqu'il était alevin et ensuite tacon. Le saumon s'élève dans la colonne d'eau, suit délibérément, accélère et tourne en prenant la mouche causant un remous à la surface de l'eau. Çà c'est la levée classique. 2). Agression: Le saumon s'élève très rapidement et attaque la mouche de façon éclaboussée. Çà c'est une levée excitante! 3). Irritation: Le saumon réagit et gobe la mouche rapidement suite à une multitude de présentations sans répit de plusieurs artificielles. Le pêcheur doit être vigilant et ne pas relâcher son attention. 4). Tentation: Le saumon s'élève tranquillement tourne vers l'aval observe, suit la mouche et la gobe en plongée à la moindre accélération. Le pêcheur doit avoir les nerfs solides! 5). Curiosité: Le saumon s'élève très lentement en s'approchant de la mouche, tourne vers l'aval en la suivant, mais en ayant la gueule bien fermée. C'est une levée frustrante. 6). Badinage: Le saumon s'approche de la mouche, la frôle ou la bouscule du nez, du dos et/ou de la queue sans toutefois la prendre. Une autre levée frustrante.
Ces hypothèses de comportement et d'attaque du saumon devraient mieux vous aider à réagir le moment venu. Avec l'expérience, un pêcheur en vient à s'adapter et comprendre les comportements du saumon. Il pourra modifier: l'angle des lancés, la longueur de ses lancers, donner de l'action à sa mouche ou faire des déportations de la soie pour en modifier la dérive.
Quelques principes de base: Pour que la mouche passe à la bonne vitesse il faut s'ajuster à la hauteur de l'eau, plus l'eau est haute plus elle est vite et plus lente lorsqu'elle est basse. Lorsque l'eau est haute, à l'entrée et au bas de la fosse, les lancés peuvent être à un angle de 30 degrés ou moins et le centre de la fosse à 45 degrés pour arriver à la bonne vitesse. Aussi à l'eau haute et/ou l'eau sale, le poisson sera plus près de la berge en tout temps, alors à l'eau sale, on doit avoir des lancés courts tandis qu'à l'eau claire,on doit utiliser des lancés plus longs pour bien couvrir la fosse.
Il est important de toujours être attentif à ce qui se passe près de notre mouche. Même si, à la mouillée, on ne voit pas notre mouche dériver, il faut suivre des yeux l'endroit où on devine qu'elle est. De cette façon on peut y voir, si il y a lieu, des anomalies dans la dérive de notre mouche ou un remous fait par un saumon ou encore la silhouette ou le reflet d'un saumon qui est venu jeter un coup d'oeil à notre mouche sans la prendre.
Une mouche mouillée se doit d'être sous la surface dès qu'elle touche à l'eau. Il faut éviter qu'elle fasse un sillon, éviter qu'elle glisse sur la surface avant de s'y immerger. Il semble qu'à la mouillée, pour être la plus efficace, la mouche doit voyager près de la surface. On dit d'éviter de pêcher "entre deux eaux", soit de pêcher près de la surface ou dans certaines conditions près du fond (eau très froide ou très brouillée).
Lorsque l'eau est haute et/ou à l'entrée et au bas de la fosse. les lancés peuvent être à un angle de 30 degrés et le centre à 45 degrés pour arriver à la bonne vitesse. Vous devez vous souciez de la vitesse de l'eau c'est important. Votre mouche devrait dérivée toujours à la bonne vitesse. Si l'eau est basse et/ou lente, on essaie d'augmenter la vitesse de notre mouche en corrigeant l'angle de la ligne sur l'eau pour arriver à une vitesse normale au Saumon.
Le Saumonier doit présenter la mouche au Saumon à la bonne vitesse et à la bonne angle afin qu'il puisse mieux préparer son approche, pour monter vers la surface et attaquer la mouche. Si la mouche est trop lente il n'y a aucune provocation, il laissera passer. Par contre dans les rapides si la vitesse de la mouche est trop rapide se sera impossible pour le Saumon de la capturée. Une mouche trop petite restera à la surface de l'eau dans les rapides, il ne la verra pas. Si vous n'êtes pas certain de la vitesse de votre mouche c'est encore mieux d'aller un peut plus vite que trop lentement, n'oubliez pas: le Saumon est un prédateur.
L'observation de la dérive de la soie et de notre mouche est importante. Pour être le plus efficace notre mouche doit nager quelque peu à contre-courant retenue par notre soie tendue. Une erreur à éviter est de faire un lancer trop long en fonction du courant de la rivière. Ce faisant notre mouche tombe dans un courant très faible de l'autre côté d'un courant plus rapide qui entraîne notre soie d'une mauvaise façon. Nous nous retrouvons avec une grande courbe à l'extrémité de la soie et de l'avançon et notre mouche voyagera vers l'aval, avec le courant au lieu de " nager " contre celui-ci qui est la façon la plus efficace pour leurrer le saumon. |
| Avec l'expérience, un pêcheur en vient à s'adapter aux conditions du secteur pêché et pourra modifier l'angle, la longueur de ses lancers, donner de l'action à sa mouche ou faire des déportations de la soie pour en modifier la dérive (amendements).
Quelques principes de base: Pour que la mouche passe à la bonne vitesse il faut s'ajuster à la hauteur de l'eau, plus l'eau est haute plus elle est vite et plus lente lorsqu'elle est basse. Lorsque l'eau est haute, à l'entrée et au bas de la fosse, les lancés peuvent être à un angle de 30 degrés ou moins et le centre de la fosse à 45 degrés pour arriver à la bonne vitesse. Aussi à l'eau haute et/ou l'eau sale, le poisson sera plus près de la berge en tout temps, alors à l'eau sale, on doit avoir des lancés courts tandis qu'à l'eau claire,on doit utiliser des lancés plus longs pour bien couvrir la fosse.
Il est important de toujours être attentif à ce qui se passe près de notre mouche. Même si, à la mouillée, on ne voit pas notre mouche dériver, il faut suivre des yeux l'endroit où on devine qu'elle est. De cette façon on peut y voir, si il y a lieu, des anomalies dans la dérive de notre mouche ou un remous fait par un saumon ou encore la silhouette ou le reflet d'un saumon qui est venu jeter un coup d'oeil à notre mouche sans la prendre.
Une mouche mouillée se doit d'être sous la surface dès qu'elle touche à l'eau. Il faut éviter qu'elle fasse un sillon, éviter qu'elle glisse sur la surface avant de s'y immerger. Il semble qu'à la mouillée, pour être la plus efficace, la mouche doit voyager près de la surface. On dit d'éviter de pêcher "entre deux eaux", soit de pêcher près de la surface ou dans certaines conditions près du fond (eau très froide ou très brouillée).
Lorsque l'eau est haute et/ou à l'entrée et au bas de la fosse. les lancés peuvent être à un angle de 30 degrés et le centre à 45 degrés pour arriver à la bonne vitesse. Vous devez vous souciez de la vitesse de l'eau c'est important. Votre mouche devrait dérivée toujours à la bonne vitesse. Si l'eau est basse et/ou lente, on essaie d'augmenter la vitesse de notre mouche en corrigeant l'angle de la ligne sur l'eau pour arriver à une vitesse normale au Saumon.
Le Saumonier doit présenter la mouche au Saumon à la bonne vitesse et à la bonne angle afin qu'il puisse mieux préparer son approche, pour monter vers la surface et attaquer la mouche. Si la mouche est trop lente il n'y a aucune provocation, il laissera passer. Par contre dans les rapides si la vitesse de la mouche est trop rapide se sera impossible pour le Saumon de la capturée. Une mouche trop petite restera à la surface de l'eau dans les rapides, il ne la verra pas. Si vous n'êtes pas certain de la vitesse de votre mouche c'est encore mieux d'aller un peut plus vite que trop lentement, n'oubliez pas: le Saumon est un prédateur.
L'observation de la dérive de la soie et de notre mouche est importante. Pour être le plus efficace notre mouche doit nager quelque peu à contre-courant retenue par notre soie tendue. Une erreur à éviter est de faire un lancer trop long en fonction du courant de la rivière. Ce faisant notre mouche tombe dans un courant très faible de l'autre côté d'un courant plus rapide qui entraîne notre soie d'une mauvaise façon. Nous nous retrouvons avec une grande courbe à l'extrémité de la soie et de l'avançon et notre mouche voyagera vers l'aval, avec le courant au lieu de " nager " contre celui-ci qui est la façon la plus efficace pour leurrer le saumon. |
| |  > Et Maintenant ça Mord < |  Laisser le saumon prendre la mouche avant de ferrer. Comme le saumon ne mord pas souvent ce n'est pas le moment de rater votre chance. L'important est de laisser le saumon prendre la mouche. À la mouillée, ne ferrez pas lorsque vous voyez un remous produit par le saumon, mais seulement lorsqu'une tension se fait sur votre ligne. Le saumon doit se retourner avec la mouche pour que celle-ci se pique sur le côté de la bouche. Le ferrage ne doit pas être très violent, il ne s'agit que de relever la canne à la verticale. À la sèche, on voit le saumon prendre la mouche, il ne faut pas ferrer immédiatement, il faut s'assurer qu'il ait commencé à redescendre avec celle-ci en bouche. Un point important à la sèche est de ne pas avoir trop de " mou " dans la soie, pour être certain que lorsqu'on relève la canne on ferre sur le saumon. Avec un petit hameçon on ferre délicatement tandis qu'avec un gros hameçon on doit ferrer plus fortement. De même un hameçon double demande plus de pression qu'un hameçon simple pour bien se piquer. La pression qu'on peut appliquer au ferrage est aussi dépendant de la résistance de notre avançon.
LE COMBAT DU SAUMON: Les premières courses du saumon après le ferrage sont souvent très énergiques et ponctuées de sauts acrobatiques. Pendant ces premières courses on ne doit pas trop retenir le saumon, on garde une tension régulière, par le frein du moulinet ou en appuyant la paume de la main sur le tambour extérieur de celui-ci (paumer le moulinet). La canne doit être tenue à la verticale pour que son effet de ressort puisse s'effectuer. Lors des sauts du saumon hors de l'eau, s'il est près de soi, on doit relâcher toute pression sur le saumon en abaissant la canne puis, dès qu'il retombe à l'eau, on remet une pression en la relevant à nouveau. Ceci prévient que l'hameçon ne se décroche ou que l'avançon se brise. Quand le saumon est plutôt loin on essaie d'avoir le moins de soie possible sous l'eau. Dès que le saumon nous en donne la chance on rembobine du fil. Il faut tenter de diriger le saumon hors du courant qu'il utilise à son avantage. Pour la fin du combat il faut attendre que le saumon soit bien épuisé. On peut dire qu'en général la durée d'un combat sera l'équivalent d'une minute par livre qu'un saumon pèse ( 2 minutes par kg ). Cette règle de la minute par livre n'est pas connue du saumon et il arrive qu'un combat soit plus court ou beaucoup plus long que prévu. La configuration de la fosse, la vitesse du courant, la présence ou non d'eau calme et la vigueur et le tempérament du saumon sont des éléments qui peuvent jouer en faveur du pêcheur ou du saumon et raccourcir ou allonger la durée de la bagarre.
Si on a un partenaire avec une épuisette, celui-ci se positionne et c'est le pêcheur qui dirige le saumon vers l'épuisette, le "puiseur" ne doit pas poursuivre le saumon. Le saumon va tenter d'éviter de se faire ramener dans peu profond d'eau, il peut être avantageux de faire le tout dans 2 à 3 pieds (60 à 90 cm) d'épaisseur d'eau.
Si on est seul on peut "échouer" (beacher) notre saumon. On choisit une berge en pente douce et on tire le saumon en reculant d'un pas régulier jusqu'à ce que le saumon s'échoue sur la grève.
Également un saumon peut être pris à main nue. Le pêcheur se place en eau calme, à mi-cuisse, dirige le saumon bien épuisé vers lui, le saisi juste en avant de la queue en serrant fermement la base de la queue entre le pouce et l'index. Cette façon de faire fait ouvrir la queue un éventail. L'idéal est d'avoir le pouce et l'index vers la queue et la paume de la main vers le corps du poisson. On peut aussi se servir d'un serre-queue (queutard) qui est un lasso de métal qui capture le saumon à la base de la queue.
Si un pêcheur veut ou doit relâcher son saumon, il ne doit pas l'échouer, ni le sortir de l'eau et éviter de toucher ses yeux et ses branchies. Il faut soit le saisir à main nue ou avec une épuisette à mailles fines sans noeuds prévues à cette fin. Avant de le relâcher, il doit l'aider à récupérer ses forces en le tenant dans une position normale, par la queue et en soutenant son ventre jusqu'à ce qu'il montre des signes de vigueur. Pour en prendre une photographie, tenez-le à l'horizontal et ne le sortez de l'eau que quelques secondes (pas plus de 5 secondes).
Mais si le saumon n'a pas pris la mouche !!! Il arrive souvent qu'un saumon s'intéresse à notre mouche sans la prendre. Il y a plusieurs théories sur la façon de capturer un tel saumon. Certains disent de ne pas attendre, de le tenter immédiatement, car si on attend, il risque de perdre son intérêt pour la mouche. Certains disent d'attendre une à cinq minutes, d'autres de 10 à 15 minutes, d'autres 30 minutes…. Toutes ces méthodes fonctionnent, laquelle est la plus efficace, difficile à dire car chaque saumon a son comportement bien à lui. Voici donc une des façons de faire.
À LA MOUILLÉE: Si vous avez vu un saumon qui s'est approché de votre mouche, qui a tenté de la saisir ou même qui l'a légèrement touchée, laisser votre mouche terminer sa course. Avant de relancer prenez une à trois minutes pour vérifier que la pointe de votre hameçon n'est pas émoussé ou cassé et qu'il n'y a pas de mauvais nœuds dans votre avançon (wind knots) (ces nœuds qui peuvent réduire la résistance de plus de 50%). Ne changez pas la longueur de votre soie et refaites quelques lancers identiques avec la même mouche. Si le saumon ne se manifeste pas raccourcissez vos lancers puis rallongez graduellement pour finalement refaire quelques lancers identiques à celui qui a levé le saumon. Si malgré ces essais rien ne se produit continuer votre descente. Laissez ce saumon tranquille pour une trentaine de minutes, puis tentez-le à nouveau avec la même mouche puis avec des mouches différentes et/ou des façons différentes.
À LA SÈCHE: Les mêmes principes s'appliquent ici. Un saumon est venu voir votre sèche sans la prendre, l'a calé, l'a poussé du museau ou l'a frappé de la queue, laissez votre mouche continuer sa dérive comme si rien ne s'était produit, puis retirez-la lentement. Faites une pause (une à 3 minutes) pour laisser le saumon retourner à sa position et vérifiez que votre attirail est en bon état, puis relancez au même endroit, si besoin à quelques reprises, mais pas plus. Puis changez la grosseur de votre mouche, puis de modèle. Au besoin laisser reposer une trentaine de minutes puis revenez le tenter. |
| |  > Optimiser la Remise à l'Eau d'un Poisson après sa Capture < | » Voici 8 recommandations toutes simples lues ici et là en vue de maximiser les chances de survie des Saumons qui seront ou, devront être relâchées. |
| » 1/ Une fois ferré, le saumon devrait être récupéré le plus rapidement possible afin d'éviter son épuisement puis, également relâché au plus vite. » 2/ Les hameçons simples, sans ardillon, ou ardillon écrasé minimisent les blessures et sont plus facilement et rapidement retirés. » 3/ Le fait de couper le fil au ras de la gueule, si la mouche est trop profondément avalé, augmente les chances de survie de 20%. » 4/ Il est préférable de saisir le Saumon à la main. Si l'emploi d'une épuisette est indispensable, veiller à ce que son filet soit constitué de petites mailles sans noeuds; elles réduisent les éventuelles atteinte au mucus et n'endommagent pas les nageoires. » 5/ Il faudrait éviter le plus possible d'exposer le Saumon à l'air, mais plutôt le garder immergé (tenu à la main par la queue) lors des manipulations (retrait de l'hameçon, mesures ou photo). Néanmoins, si cela est nécessaire, le faire uniquement avec les mains mouillées, sans toucher les yeux ni les branchies, et en évitant de lui serrer le ventre afin d'exclure des dommages aux organes internes. » 6/ Plus la remise à l'eau sera rapide, meilleures sont les chances de survie, et cela plus encore lors de température de l'eau élevées. » 7/ Une prise de taille importante devrait toujours être tenue à l'horizontale en supportant son ventre afin d'éviter des préjudices aux organes internes, jamais pendue par la gueule ni par la queue afin d'éviter des lésions aux vertèbres et a la bouche. » 8/ Une fois les manipulations terminées, simplement soutenir la Saumon face au courant. Il repartira de lui-même une fois réoxygéné et ses forces retrouvées.
Lee Wulff écrivait; Les Poissons que vous remettez à l'eau est un cadeau que vous faites à la survie de l'espèce.
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Fabri-Mouches Pintendre (Lévis) Québec, Canada
3 février 2012 |
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